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Utilité de la scolarisation |
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Scolarisation en milieu ordinaire Tout enfant avec autisme est capable d’apprentissages à condition que tous les intervenants aient le même objectif. Les parents sont au centre de toute intervention éducative. Ce sont eux qui vont donner l’impulsion à tous pour faire progresser leur enfant. Sans évaluation et PEI personne ne pourra savoir ce qu’il faut travailler en priorité. Les parents auront déjà commencé les méthodes éducatives à la maison lorsqu’ils l’inscriront à l’école. Aujourd’hui le diagnostic est fait vers l’âge de trois ans, l’âge d’entrée en maternelle. Si ce n’est pas le cas, il est toujours temps d’informer les enseignants du handicap et des façons d’appréhender les comportements spécifiques de l’enfant.
A partir de là tous les intervenants doivent se rencontrer régulièrement pour faire le point sur les comportements et les méthodes à adopter vis-à-vis de l’enfant. Parce que le handicap de l’enfant repose sur une incompréhension des codes sociaux, sur une communication inadéquate avec les autres et sur un besoin de routines, il va falloir informer les élèves de la classe pour qu’ils puissent aider leur copain, il va falloir que cet élève porteur de ce handicap reste dans ce groupe classe tout au long de sa scolarité primaire et surtout qu’il soit scolarisé au minimum tous les matins, moments des apprentissages fondamentaux.
Un parcours scolaire se construit pas à pas, avec un objectif évolutif sans pronostic définitif. En effet, aucun parent, dont les enfants autistes sont maintenant en fin de scolarité, n’aurait cru porter son enfant jusque là. Ces parents ont aidé les enseignants, non formés à l’autisme, et ont continué à s’informer et se former tout au long de l’évolution de leur enfant, en y croyant très fort. Ils ont permis aux professionnels de faire leur métier avec sérieux et avec passion. Tous les enfants ne feront pas le même parcours mais ils arriveront à une autonomie suffisante pour leur avenir d’adultes. Il est donc évident, suite à ce qui précède, que tout hôpital de jour, IME ou SESSAD ne sera pas adapté à un enfant qui doit apprendre les codes sociaux et qui est dans l'imitation. Pour le moment (2006) ces structures ne sont pas formées à l'autisme et encore moins à la pédagogie adaptée à l'autisme. Il est évident que pour sa bonne évolution il doit imiter les comportements ordinaires des enfants ordinaires dans un milieu le plus normal possible. Edith Valent
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